Il permet de tester des situations qu’on ne pourrait pas reproduire sur la route : conduite de jour ou de nuit, sous la pluie ou dans le brouillard, sur route de campagne, en ville ou sur autoroute, ou encore déclenchement d’événements imprévus (un piéton qui traverse sans prévenir, un véhicule qui grille un stop, etc.). Tout est enregistré : le comportement, les réactions, les trajectoires.
La dernière version intègre l’analyse du regard, ce qui est un vrai apport clinique. Cela permet d’observer en temps réel si la personne capte bien toutes les informations visuelles, qu’elles viennent de la droite ou de la gauche et si elle ferme les yeux. C’est particulièrement utile pour les patients qui présentent des séquelles de cérébro-lésion car il peut arriver que leur cerveau ne traite pas correctement ces informations. L’effort de concentration peut aussi entrainer un défaut d’attention et une baisse de la vigilance. En combinaison avec le replay, c’est un très bon outil pour montrer et expliquer au patient là où il regardait avant l’incident car bien souvent il dit : « Ce n’est pas ma faute ». C’est irréfutable. Ça change aussi la façon dont la personne reçoit le retour puisqu’elle le voit de ses propres yeux.
Pour les patients, le simulateur apporte avant tout de la confiance : confiance en leurs capacités et dans la perspective de retrouver leur autonomie.
Bien sûr, le simulateur de conduite a des limites : certains ne supportent pas la simulation et d’autres patients âgés sont plus à l’aise en situation réelle et leurs résultats sur route peuvent être meilleurs que sur simulateur. C’est pourquoi nous croisons toujours les évaluations.