Du côté des patients, souvent des personnes qui ont des troubles cognitifs ou cérébraux, le simulateur permet de les confronter à leur réalité en milieu confiné et de leur montrer concrètement s’ils représentent un danger. Ce qu’ils aiment, c’est qu’ils ont l’impression de conduire une vraie voiture. C’est interactif, il y a des données, ça donne du sens.
Pour les rééducateurs, l’avantage majeur, c’est qu’on peut à la fois faire du bilan et de la rééducation. On va pouvoir donner des chiffres et mettre du sens sur ces chiffres. Le Tobii va nous dire, par exemple : « Vous avez regardé dix-huit fois à gauche, mais à droite, zéro. » Le patient va nous dire : « Si, j’ai regardé ! » Mais les données sont là. On peut qualifier et quantifier tout ce qui se passe.
Le simulateur permet au médecin d’être factuel. Face au patient, il peut dire : « Voilà où on en est, jusqu’où on peut vous emmener. » On peut proposer un parcours complet : commencer dans le simulateur, et dès qu’on voit que le patient est apte, passer sur la route avec l’auto-école.